On fait les présentations ?
L’apostrophe, le salon africain, la scène philo, la scène suisse, la scène BD, la scène bien–vivre (anciennement la place du Moi), le pavillon du voyage, la scène des imaginaires (anciennement espace Young Adult) et la planque (nouvel espace intimiste qui accueillera différentes animations artistiques) : cette année, le salon du livre revient avec neuf scènes propres qui verront leurs sols foulés par des centaines d’auteurs de tous horizons.
Derrière chacun de ces espaces qui accueillent des rencontres et des lectures (forcément) captivantes se cachent un être humain que vous ne connaissez pas encore… Une personne passionnée de littérature d’ici ou d’ailleurs qui se plie en quatre et ne craint pas de (beaucoup) solliciter les maisons d’édition pour que vous puissiez rencontrer vos auteurs favoris chaque année : le programmateur.
Nous voulions cette année vous présenter ces bosseurs acharnés qui œuvrent dans l’ombre pour vous faire vivre cinq jours palpitants : Nine Simon, responsable de la programmation culturelle du salon du livre de Genève et de ses festivals est la programmatrice de l’apostrophe, du pavillon du voyage et de la planque ; les écrivains Pascale Kramer et Boniface Mongo-Mboussa sont les programmateurs du salon africain ; Matthieu Mégevand, éditeur et écrivain, est le programmateur de la scène philo ; Max Lobe, écrivain, est le programmateur de la scène suisse ; Gilles de Diesbach, journaliste, est le programmateur de la scène BD ; Patrick Morier-Genoud, journaliste, est le programmateur de la scène bien-vivre et Colin Bottinelli, étudiant et auteur, est le programmateur de la scène des imaginaires.
Faites connaissance avec chacun d’entre eux en cliquant sur leur portrait ci-dessous.

LES PROGRAMMATEURS

Activité : Editeur et écrivain
Parutions : La bonne vie (Flammarion, 2018)
Responsable de la programmation de la scène philo

Le salon du livre de Genève, pour moi, c’est
Un moment d’échanges, de découvertes, de rencontres inédites, de jeux, et, depuis quelques années, de travail intense.

La scène philo et moi
Une plateforme formidable qui permet de faire découvrir au public les auteur.e.s, les livres et les débats du moment.

Mes intentions pour 2019
On parlera d’écologie, de justice sociale, de migrations, de féminisme, d’antispécisme, etc.

Un bon souvenir du salon du livre
La rencontre avec Jacques Dubochet, superstar après son Nobel, arrivé en sandale sur la scène devant 150 personnes.

(©)Sébastien Agnetti

Activité : Étudiant
Parutions : Les Jours sont longs (Torticolis et Frères, 2014)
Responsable de la programmation de la scène des imaginaires

Le salon du livre de Genève, pour moi, c’est
Une excellente occasion de rencontrer des auteurs, des éditeurs, des livres. La liberté qu’on me donne de composer selon mes envies. Une expérience stimulante. Le bruit incessant.

La scène des imaginaires et moi
C’est tout nouveau, mais c’est très réjouissant. Grand amateur de la littérature innommable j’ai hâte d’en connaître plus en la faisant vivre un peu et je suis heureux qu’enfin on lui donne une place.

Mes intentions pour 2019
J’espère réussir à produire un rendez-vous à la fois représentatif du mouvement contemporain mais également grand public. J’espère que ce n’est que le début.

Un bon souvenir du salon du livre
Ces mardis soir, avant l’ouverture, quand plus personne n’est là. Plus que nous. Et manger alors un sandwich Migros sur des palettes en contemplant les grandes halles.

Activité : journaliste
Responsable de la programmation de la scène bien-vivre

Le salon du livre de Genève, pour moi, c’est
Une formidable immersion dans le monde des livres, une des plus belles occasions qui soit de faire se rencontrer des auteurs et des lecteurs.

La scène bien-vivre et moi
La scène bien-vivre est un espace passionnant. Il accueille une grande variété de thématiques, des auteurs ravis de partager leurs connaissances et des visiteurs particulièrement attentifs.

Mes intentions pour 2019
En 2019, la scène bien-vivre va explorer encore plus de thèmes, en intégrant notamment la cuisine. Il y aura ainsi les rencontres habituelles mais également des ateliers et des dégustations.

Un bon souvenir du salon du livre
Le salon du livre est toujours l’occasion d’engranger des souvenirs émouvants, cocasses ou humoristiques, comme lorsque la Québécoise Chrystine Brouillet vient cuisiner sur scène.

Activité : Responsable de la programmation culturelle du salon du livre de Genève
Parutions : Roman en 2034
Responsable de la programmation de l’apostrophe et du pavillon voyage

Le salon du livre de Genève, pour moi, c’est
Ce sont 5 journées de fête au cours desquelles des publics, des auteurs et des professionnels du livre découvrent, échangent, partagent. C’est la possibilité d’explorer dans un même lieu différents univers gravitant autour du Livre….c’est Genève qui célèbre les littératures et les cultures !

L’apostrophe et moi
C’est une relation presque fusionnelle, du début à la fin… tissée par des attentes, des recherches, des espoirs, des surprises et énormément de plaisir à mettre en lumière des auteurs, à contenter les publics. C’est le livre, la culture qui prennent vie sur la scène, le temps d’une rencontre, c’est le versant éclairé de plusieurs mois de préparation, l’aboutissement d’un projet passionnant !

Le pavillon du voyage et moi
Un pavillon voyage est une promesse faite au public. Je souhaite créer un espace dépaysant, surprenant ! Une invitation à s’aventurer dans des univers différents, porter son regard vers d’autres horizons qu’ils soient géographiques ou littéraires. Au pays de Nicolas Bouvier, « le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement que le voyage commence. » Venez-vous perdre au salon !

Mes intentions pour 2019
Pour la 33 ème édition, l’apostrophe se veut un espace de découvertes et de surprises, ouvert sur les médias, sur les littératures. La volonté étant de décloisonner des genres, l’objectif étant d’attiser la curiosité et de proposer des formats de rencontres surprenants !

Un bon souvenir du salon du livre
Il y en a beaucoup, mais je retiendrai le sourire et la joie palpable du public assistant à la rencontre de Marie Laberge, l’attention des adolescents venus à la rencontre de Gérard Salem, autant d’instants suspendus qui font la magie du salon !

(c)Eilahtan

Activité : Ecrivain et rédactrice
Parutions : la plus récente : Une famille (Flammarion, 2018)

Responsable de la programmation du salon africain avec Boniface Mongo-Mboussa

Le salon du livre de Genève, pour nous, c’est
Une des plus importantes scènes de la littérature francophone dont un des grands mérites est d’être située hors de France.

Le salon africain et nous
Un lieu de rencontres, d’échanges, de reconnaissance de l’autre, que nous avons voulu plus littéraire que politique.

Nos intentions pour 2019
Revenir aux sources de la relation du monde à l’Afrique pour mieux affronter le défi décolonial.

Un bon souvenir du salon du livre
La venue de Cheik Hamidou Kane, le doyen des lettres africaines, et celle de Christiane Taubira. L’arrivée de certains jeunes auteurs qui découvraient l’Europe par le salon de Genève.

Activité : Essayiste
Parutions : la plus récente : Tchicaya U Tam’si, le viol de la lune, Vie et œuvre d’un maudit (Vents d’ailleurs, 2018)

Responsable de la programmation du salon africain avec Pascale Kramer

Le salon du livre de Genève, pour nous, c’est
Une des plus importantes scènes de la littérature francophone dont un des grands mérites est d’être située hors de France.

Le salon africain et nous
Un lieu de rencontres, d’échanges, de reconnaissance de l’autre, que nous avons voulu plus littéraire que politique.

Nos intentions pour 2019
Revenir aux sources de la relation du monde à l’Afrique pour mieux affronter le défi décolonial.

Un bon souvenir du salon du livre
La venue de Cheik Hamidou Kane, le doyen des lettres africaines, et celle de Christiane Taubira. L’arrivée de certains jeunes auteurs qui découvraient l’Europe par le salon de Genève.

Activité : Auteur
Parutions (Editions Zoé): 39 rue de Berne, La Trinité Bantoue, Confidences, Loin de Douala
Responsable de la programmation de la scène suisse

Le salon du livre de Genève, pour moi, c’est
Une fête. C’est une grande fête des lettres. C’est l’occasion idéale pour que se rencontrent les deux maillons extrêmes de la chaîne du livre : l’écrivain et le lecteur.

La scène suisse et moi
C’est une histoire d’amour comme je les aime : lente et profonde. Ce n’est pas un coup de foudre – mes coups de foudre durent en moyenne une semaine. Une fois que j’ai consommé l’affaire, je range le tout dans mes archives, catégorie bons souvenirs ou mauvais souvenirs.

Mes intentions pour 2019
La scène suisse célèbrera les Arts & les Lettres. Comment les lettres disent la photographie, la peinture, la danse, la musique ou encore la BD.

Un bon souvenir du salon du livre
En 2018, ma rencontre avec Eléonore Frey (et sa traductrice Camille Luscher) autour de son roman En route vers Okhotsk, Ed. Quidam.

Activité : Journaliste
Responsable de la programmation de la scène BD

Le salon du livre de Genève, pour moi, c’est
Ce grand hall grouillant qui sent l’encre fraichement imprimée. C’est y aller avec l’envie de découvrir un livre, un auteur, ou une BD, afin bien-sûr de s’enrichir personnellement et repartir de Palexpo moins bête que l’on était en arrivant.

La scène BD et moi
Rendez-vous incontournable du salon, la scène BD attire les inconditionnels du genre, petits et grands, autour des dessinateurs suisses et internationaux. C’est une grande librairie, plus de 50 auteurs en dédicaces et une magnifique exposition dédiée cette année à la bande à Tchô créée en 1998 par Zep. Sans oublier bien-sûr tous les événements sur la scène même : des rencontres insolites avec les auteur(e)s, des conférences, des ateliers de dessins, des performances et des matchs dessinés.

Mes intentions pour 2019
La BD est riche et multiple, chaque année plus foisonnante. Son inventivité déborde en styles, en formats et indubitablement en histoires différentes. La scène BD du salon s’est donnée pour objectif de représenter cette hétérogénéité. Petit florilège de son programme : la bande à Tchô présentera son exposition dans le cadre des 50 ans de l’éditeur Glénat, les belges dessineront leur wallonitude, le site d’infodiverstissement Konbini reproduira ses vidéos Papier/Crayon, d’importants auteurs confronteront leurs influences, et bien plus…

Un bon souvenir du salon du livre
En 1992, mon père, illustre journaliste d’investigation romand, présentait au salon son projet de mensuel indépendant : Le Fluide. Dessiné sur les parois de son stand, plusieurs images d’un canard naissant, avec le slogan : « difficile de faire un canard ». Fier de sa trouvaille, mon père serrait les pinces de tout le ghota littéraire et journalistique en riant franchement. Je garde de ce moment-là un enthousiasme que j’ai toujours associé au salon.