En 2003, disparaissait le véritable monument de la littérature africaine qu’est l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma. En 2004, le salon africain décidait de lui rendre hommage en créant un prix littéraire qui porte son nom. Depuis, il récompense chaque année un ouvrage dont l’esprit d’indépendance, de lucidité et de clairvoyance s’inscrit dans le droit fil de l’héritage légué par Ahmadou Kourouma.

C’est ainsi qu’en 2018, le prix Ahmadou Kourouma a récompensé l’écrivain Wilfried N’Sondé pour son roman Un océan, deux mers, trois continents (Actes Sud), ébouriffant plaidoyer pour la tolérance qui exalte les nécessaires vertus de l’égalité, de la fraternité et de l’espérance.

Le prix Kourouma 2019 sera remis le vendredi 3 mai à 18h30 sur le salon africain.

La sélection 2019 :
Si loin de ma vie, Monique Ilboudo (Serpent à Plume)
Camarade Papa, Armand Patrick (Gauz) Gbaka Brédé (Nouvel Attila)
Je suis quelqu’un, Aminata Aidara (Gallimard / Continents noirs)
Les Cigognes sont immortelles, Alain Mabanckou (Seuil)
La Dynastie des Boiteux, Tome I : Zoonomia et Tome II : Citizen Narcisse, Bessora (Serpent à plumes)
Frère d’âme, David Diop (Seuil)
La Belle de Casa, Jean Bofane In Koli (Actes sud)
Empreinte de crabe, Patrice Nganang (JC Lattès)
Prisons, Ludovic-Hermann Wanda (Editions de l’Antilope)
Cacophonies des voix d’ici, Charles Gueboguo (Editions Le Lys bleu)
Il est déjà demain, Henri Lopes Edition Lattès
Le Balcon de Dieu, Eugène Ébodé (Gallimard / Continents noirs)
La Route du non-retour, Constantin Writter (Les Editions Ecovie)
Le succès au goût d’échec, Saïdou Didier Lonfo (Les Editions Ecovie)
Carmen Fifonsi Aboki, Carmen Toudonou (D’Ebène Vénus Editions)
Tu n’épouseras pas ce chocolat, Djakaridja Konate( Nouvelles Editions Balafons)
A l’orée du trépas, Khalil Diallo (L’Harmattan Sénégal)
Le jour en tribut, Hélène Kaziendé (Djondo Publiwiz)
Le griot m’a raconté, Adame Ba Konare (Présence Africaine)

Découvrir le jury 2019


Lauréats du prix Kourouma :

2004 Esther Mujawayo et Souâd Belhaddad, pour Survivantes. Rwanda, dix ans après le génocide (éditions de l’Aube)
2005 Tanella Boni, pour son roman Matins de couvre-feu (éditions du Serpent à plumes)
2006 Koffi Kwahulé, pour son roman Babyface (éditions Gallimard)
2007 Sami Tchak, pour Le Paradis des chiots (éditions Mercure de France)
2008 Nimrod, pour Le Bal des princes (éditions Actes Sud)
2009 Kossi Efoui, pour Solo d’un revenant (éditions du Seuil)
2010 Florent Couao-Zotti, pour son polar Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au porc de le dire (éditions du Serpent à plumes)
2011 Emmanuel Dongala pour son roman Photo de groupe autour du fleuve (éditions Actes Sud)
2012 Scholastique Mukasonga pour son roman Notre dame du Nil (éditions Gallimard collection Continent noir)
2013 Tierno Monénembo pour son roman Le terroriste noir (éditions du Seuil)
2014 Mutt-lon, alias Daniel Alain-Nsegbe, pour son roman Ceux qui sortent dans la nuit (éditions Grasset)
2015 Mohamed Mbougar Sarr pour son roman Terre ceinte (Présence Africaine Editions)
2016 Beyrouk pour son roman Le tambour des larmes (Editions Elyzad)
2017 Max Lobe pour son roman Confidences (Zoé)
2018 Wilfried N’Sondé pour son roman Un océan, deux mers, trois continents (Actes Sud)

Avec le soutien de la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).