Vous avez été bercés par Tintin ou Gaston Lagaffe ? Vous collectionnez les mangas ou les comics ? Vous dévorez les romans graphiques ou les BD-reportages ? Vous voyagez à travers la SF ou l’heroic fantasy ?

Bonne nouvelle : vous êtes tous attendus sur la scène BD qui met à l’honneur le 9e art à travers des rencontres, des performances et les incontournables dédicaces !


Le programmateur, Gilles de Diesbach

Derrière chacun de ces espaces qui accueillent des rencontres et des lectures (forcément) captivantes se cachent un être humain que vous ne connaissez pas encore… Une personne passionnée de littérature d’ici ou d’ailleurs qui se plie en quatre et ne craint pas de (beaucoup) solliciter les maisons d’édition pour que vous puissiez rencontrer vos auteurs favoris chaque année : le programmateur.

Activité : Journaliste
Responsable de la programmation de la scène BD

Le salon du livre de Genève, pour moi, c’est
Ce grand hall grouillant qui sent l’encre fraichement imprimée. C’est y aller avec l’envie de découvrir un livre, un auteur, ou une BD, afin bien-sûr de s’enrichir personnellement et repartir de Palexpo moins bête que l’on était en arrivant.

La scène BD et moi
Rendez-vous incontournable du salon, la scène BD attire les inconditionnels du genre, petits et grands, autour des dessinateurs suisses et internationaux. C’est une grande librairie, plus de 50 auteurs en dédicaces et une magnifique exposition dédiée cette année à la bande à Tchô créée en 1998 par Zep. Sans oublier bien-sûr tous les événements sur la scène même : des rencontres insolites avec les auteur(e)s, des conférences, des ateliers de dessins, des performances et des matchs dessinés.

Mes intentions pour 2019
La BD est riche et multiple, chaque année plus foisonnante. Son inventivité déborde en styles, en formats et indubitablement en histoires différentes. La scène BD du salon s’est donnée pour objectif de représenter cette hétérogénéité. Petit florilège de son programme : la bande à Tchô présentera son exposition dans le cadre des 50 ans de l’éditeur Glénat, les belges dessineront leur wallonitude, le site d’infodiverstissement Konbini reproduira ses vidéos Papier/Crayon, d’importants auteurs confronteront leurs influences, et bien plus…

Un bon souvenir du salon du livre
En 1992, mon père, illustre journaliste d’investigation romand, présentait au salon son projet de mensuel indépendant : Le Fluide. Dessiné sur les parois de son stand, plusieurs images d’un canard naissant, avec le slogan : « difficile de faire un canard ». Fier de sa trouvaille, mon père serrait les pinces de tout le ghota littéraire et journalistique en riant franchement. Je garde de ce moment-là un enthousiasme que j’ai toujours associé au salon.